Culture : Festival Marcel Longchamp

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Lieu Palais Longchamp, 13004 Marseille

Heure

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, la Mairie des 4ᵉ & 5ᵉ arrondissements, en partenariat avec le Château de Servières, vous propose une programmation d'art contemporain au Palais Longchamp.

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Un festival d’art contemporain au Palais Longchamp

Le Palais Longchamp offre un écrin exceptionnel aux installations et aux performances de cette 6e édition.

Ce dialogue entre patrimoine historique et création contemporaine permet de renouveler le regard sur la culture, en rendant accessible un lieu emblématique tout en le faisant vibrer au rythme de la création d’aujourd’hui.

Afin de mettre en avant la richesse de la création artistique marseillaise, les œuvres et performances seront exposées autour du péristyle du Palais Longchamp ainsi qu’au Museum d’Histoire Naturelle et au Musée des Beaux Arts, les 19 et 20 septembre 2026.

La Mairie des 4ᵉ & 5ᵉ arrondissements et le Château de Servières vous invitent à naviguer au fil des œuvres, en plein cœur d’une escale artistique singulière et immersive.

Une édition dans la continuité : “Il vogue”


Après “Il murmure” en 2024 et “Il chaloupe” en 2025, la 6e édition du festival Marcel Longchamp poursuit son chemin avec “Il vogue”. Dans la continuité des précédents thèmes, ce nouveau verbe prolonge un récit inspiré par l’eau qui s’écoule du Palais Longchamp vers Marseille. Un fil poétique qui joue avec le nom du festival et fait de Marcel Longchamp un personnage en mouvement, au rythme de la ville.

Les artistes du festival

« Ils avaient la tête, la voix, le corps et les soies du porc, mais leur esprit était le même qu’auparavant. » Dans le chant X de l’Odyssée, Circé métamorphose les corps autant que le langage. Installé dans les colonnades du palais, ce polyptyque typographique met le regard en mouvement et l’écriture en espace, d’un côté à l’autre, entre des phrases qui se livrent et d’autres qui se dérobent. La métamorphose n’est pas racontée : elle est éprouvée par la lecture. Si le langage clair et vrai relève du lisible et d’un alphabet bien domestiqué, il s’agit alors plutôt dans mon travail de son apparition précaire, éphémère et fragile : une langue faite de bric et de broc comme une cabane d’enfant.

Né en 1965 aux Nouvelles-Hébrides (Pacifique sud) et vivant aujourd’hui à Marseille, Gilles Barbier développe depuis le début des années 1990 une œuvre singulière, patiemment construite hors des catégories dominantes de l’art contemporain. Sculpture, dessin, peinture, protocoles et écriture y forment un ensemble continu. Refusant l’idée de style comme signature, son œuvre progresse par séries, dérives et stations, comme une pensée en acte qui se déploie dans le temps long. A la fois spéculative, ironique et profondément mélancolique, elle interroge notre rapport au corps, au langage, à la mémoire et à l‘habitation du monde. Par son ampleur, sa cohérence et sa résistance aux régimes de visibilités immédiate, l’œuvre de Gilles Barbier occupe une place majeure et atypique dans le paysage artistique contemporain. Il expose ses œuvres régulièrement dans de grandes institutions internationales : à Paris au Centre Pompidou, au Musée d’Art moderne ou au Musée du Louvre, au Withney Muséum (New York), au MMCA de Séoul ( Corée du Sud), au Mori Art Muséum (Tokyo).

Claire Bouffay vit et travaille à Marseille. À travers le travail de la matière, elle propose des relectures critiques de l’Histoire et interroge nos systèmes de valeur et de production. Elle est diplômée de l’école d’art la Villa Arson, où elle a été lauréate des prix Émergence ADIAF et Sam Art Villa Arson. En 2024, elle reçoit la Bourse Mécènes du Sud pour De Re Metallica, un projet de sculpture traitant des origines du capitalisme. Sa pratique est entrelacée de moments de travail collectif, de temps de transmission et de collaborations. Elle est actuellement résidente à Artagon Marseille.

Marie Bovo travaille avec des images, à la fois vidéo et photographique. Ses photographies jouent avec la dualité et l’antinomie. Profondément enracinées, elles soulèvent parfois des questions géopolitiques et sociales. Son travail révèle une double perspective sur les choses, faisant en sorte qu’une situation simple et unique exprime une dimension universelle, où le passé rencontre le présent, où différentes cultures, en particulier celles du monde méditerranéen, se connectent entre elles.

Johanna Cartier est une artiste pluridisciplinaire née en 1996, vivant et travaillant à Marseille. Diplômée de l’EESAB Rennes en 2019, elle développe une pratique mêlant installation, sculpture, peinture et vidéo. Son travail explore les espaces ordinaires ou périphériques à travers une approche de terrain sociologique, mêlant rencontres et collectes, interrogeant les mémoires collectives, les récits intimes et les dynamiques sociales. En mobilisant des objets et des codes issus des cultures populaires, elle crée des formes sensibles et relationnelles. Son travail a été présenté notamment au Frac Sud, au [mac], au Mucem ainsi qu’à l’international.

La Cie Kilo est une compagnie de danse contemporaine et de recherche artistique fondée en 2015 par la danseuse et chorégraphe Elena Cocci. En 2022, Greta Sandon rejoint la compagnie pour co-créer Coquelicots Éphémères. Né de leur désir commun d’explorer l’espace public à travers le mouvement, ce projet fait dialoguer les corps avec l’architecture et l’environnement. Par un langage chorégraphique sensible, les artistes invitent le public à renouveler son regard sur l’espace urbain, à en révéler la poésie et à en raviver la mémoire.

Camille Derniaux vit et travaille à Marseille. Son parcours s’est construit à travers des études à
Duperré où elle a pu commencer une pratique d’expérimentation des matières, puis elle
développera une approche de l’installation et de la sculpture aux Beaux-Arts de Nantes et de
Marseille. Sa pratique est fondée sur une attention particulière portée aux lieux. Elle notamment
exposée à Sole Sola pour un soloshow à Marseille en 2025, dans le cadre du Festival de l’Estran
en 2021, à participé à des résidences en duo avec Alix Jolly au Centre National du MicroFilm à St-
Gilles en 2026, avec l’assocation Artiste & Associés en 2023, à La maison d’en face en 2022.

Née à Nice (1991) Manon Ficuciello est diplômée de l’ESAL Épinal (2015). Elle est résidente à Artagon Marseille. Dans une approche à la fois sociologique et archéologique, elle travaille sur les relations poreuses que nous entretenons avec nos représentations. Elle s’intéresse à leurs circulations, aux réalités qu’elles structurent, et aux idéologies qui les infiltrent. À travers l’image narrative, l’installation et la performance, elle explore la plasticité des imaginaires, où le geste, la présence, les matériaux, interrogent aussi bien les rapports de forces en jeu, que les perspectives possibles. Elle a récemment exposé à Hanoï (VN), Tatsuno (JP), Marseille, Bordeaux, et Paris (FR).

Marius Girardot obtient son DNSEP en Juin 2019 à l’École Nationale Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence. Après une résidence d’un an portée par un Centre Social, il conçoit et anime des ateliers artistiques et met en place différents projets participatifs. Il travaille et intervient avec diverses structures dans le champ de l’art et de la transmission et mène des projets artistiques à travers la ville de Marseille. Riche de ses expériences de réalisations artistiques participatives, il développe aujourd’hui des recherches esthétiques et conceptuelles à travers des processus de travail en peinture et dessin.

Dans sa démarche, Milan GIRAUD entreprend d’interroger la perception de l’espace qu’il soit abstrait ou spécifique. À cette fin, il se penche attentivement sur des notions qui lui paraissent clés : La représentation de l’espace, l’exploration du concept de point de vue, la circulation au sein de l’espace et la sensation qui en émane. Il explore ces notions en utilisant principalement les médiums du dessin, de la sérigraphie, des arts numériques et de l’installation in situ. Dans une démarche à mi-chemin entre celle du plasticien et du designer, il tend à puiser dans ses obsessions pour plonger les regardeur·euses dans un monde où cohabitent rigidité géométrique et erreurs humaines.

Sculpteur-glaneur, il marche, il observe et glane au fil de ses explorations quotidiennes. La polysémie des objets abandonnés qu’il collecte dépasse leur statut de vestiges : ils deviennent les seuils d’un conte archéologique. Par l’immersion dans ces territoires, il élabore des cartes spéculatives et des systèmes de classement alternatifs qui déplacent notre lecture du réel. Cet ensemble compose un atlas imaginaire où le tangible dialogue avec des récits fantômes. Il explore la céramique comme une friche dont les formes émergent d’un inconscient tanisé, nourri par le paysage viticole et la symbolique biblique de la terre-glaise.

Alexandre-Takuya Kato vit et travaille à Marseille. Il est résident d’Artagon Marseille (2026-2027).
Artiste visuel et auteur français d’ascendance japonaise, son travail est centré autour du déplacement et des affects. Il explore ce qui se forme lorsqu’un signe, un récit ou un être change de contexte. La migration et la traduction sont ainsi vues comme des dynamiques productrices d’espaces, d’écarts affectifs et habitables, mais aussi vulnérables aux rapports de pouvoir.
À travers l’autofiction, il assume une position située et explore de l’intérieur ces espaces affectifs. Cette subjectivité devient un outil critique pour interroger des questions plus larges de transmission et d’identité.

Sa pratique est nourrie par l’architecture, l’histoire et les collections muséales. À travers la sculpture, il crée de faux vestiges mêlant fiction, imitation et trompe-l’œil. En revisitant des formes archéologiques, il questionne notre manière de regarder, d’interpréter et de transmettre le passé, ainsi que le déplacement des objets et le pouvoir symbolique des collections. Résident aux Ateliers de la Ville de Marseille, il a été nommé pour le Prix BNP Paribas « Regard sur la scène française ». Son travail a notamment été présenté à la Vieille Charité, au Château de Servières et au MO.CO. Montpellier, ainsi que dans plusieurs expositions en Europe et à l’international.

Née en 1995 à Kaunas, en Lituanie, Beatričė Leitonaitė vit et travaille à Marseille. Sa pratique explore les frottements entre réalité, perception subjective et mémoire, ainsi que la manière dont les souvenirs se transforment et se reconstruisent. À travers le dessin sur des supports variés, elle mêle photographies issues des archives personnelles et familiales à des images provenant de la mémoire, des rêves ou de l’imagination. L’altération des photographies par impression thermique crée une distance qui laisse place à l’interprétation. D’abord autobiographique, son travail s’ouvre aujourd’hui à des récits collectifs, notamment autour du vécu féminin, de la transmission et du passage du temps.

Hippolyne NxNN est une écrivaine, artiste et performeuse basée à Marseille. Diplômée de la Villa Arson en 2025, elle mène un travail transdisciplinaire à la croisée des Arts Visuels et Vivants. Au cœur de son travail, elle transforme les structures linguistiques — écriture et oralité — en formes sculpturales et performatives. Inspirées des typographies post-binaires et de l’architecture située, ses installations deviennent des terrains de jeu où l’artiste déploie un langage physique à la syntaxe « bancale » qui, avec humour et poésie, trafique les bâtis sclérosés de corps, d’identités et d’espaces.

Comment une tortue de mer a-t-elle pu se retrouver accrochée au plafond du Musée d’histoire naturelle ? Qu’attend-il, ce taureau furieux, pour tourner le dos à la Méditerranée et retourner vers ses prairies natales ? Pourquoi ce cerf contemple-t-il « la Pêche au gangui » dans un escalier du palais ? Et au fait, qu’est-ce qu’un gangui ?
A ces questions (et à quelques autres), Sarah Ouazzani et Hélèna Villovitch ont réfléchi. Elles ont mené l’enquête et vont enfin révéler ce qui fait divaguer les bêtes du Palais Longchamp. L’artiste sonore et l’écrivaine nous disent tout, en sons et en mots, en terre ferme et en eaux profondes.

Michella Perera réalise des peintures qui explorent des systèmes de croyances ancrés dans l’animisme et une conscience écologique en Asie du Sud et au-delà. Les rituels qu’elle met en lumière sont fondés sur une relation de réciprocité entre humains, flores, faunes et écosystèmes. Dans son univers spéculatif, des femmes acquièrent, à travers leurs pratiques rituelles, une capacité d’agir qui leur permet de créer et de structurer le monde qui les entoure. Pour les Journées Européennes du Patrimoine, Perera interroge la circulation des matériaux culturels, des pratiques et des savoirs à travers les océans au gré des histoires coloniales, des migrations et de la résilience qu’elles engendrent.

Son travail s’articule entre peinture, dessin, collage et sculpture. Il draine, cherche, et assemble, des objets en métal, plastique, béton, tout ce qu’il je peux trouver à portée de main, dans la rue, sur un chantier pour faire entrer en dialogue toutes ces formes « non nobles », et en extraire l’essence la plus poétique. Dans ses œuvres chaque histoire est unique, combine toutes les dimensions envisageables créées par ces outils. Il navigue avec l’équilibre de ces structures et n’hésite pas à expérimenter de joyeuses rencontres entre dessins et volumes. D’une certaine manière, il synthétise un ensemble d’éléments qui nous est familier pour les mettre en lumière sous un nouvel angle et par la même, ouvrir des perspectives de lectures originales, singulières et sincères.

Moussa Sarr (1984, Ajaccio) est un artiste, vidéaste et performeur vivant et travaillant à Paris. Ancien pensionnaire de la Villa Médicis et ancien artiste du Fresnoy – Studio national des arts contemporains, il développe une pratique mêlant vidéo, performance, photographie et installation. Son travail interroge les rapports entre le corps, l’histoire et les mécanismes de domination, dans un langage où l’humour côtoie la critique sociale. Ses œuvres figurent notamment dans les collections du Centre Pompidou et de la Collection Pinault.

Brontë Scott (1994) vit et travaille entre Marseille et Périgueux. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2019 et de Marseille en 2021, elle développe une pratique de sculpture et d’installation où se rencontrent environnements, objets, photographie et art numérique.
Son travail a notamment été présenté à 100% L’EXPO à la Grande Halle de la Villette (2023), à Artorama (Prix Région Sud, 2023), à Césure à Paris et aux Arts Éphémères à Marseille (2024). Elle a bénéficié de plusieurs résidences, dont le Centre d’Art de Châteauvert (2024), Création en cours des Ateliers Médicis (2025) et le Metaxu à Toulon (2026). À partir d’éléments issus du quotidien, elle construit des récits où se mêlent mythologies, gestes domestiques et imaginaires féminins. Son travail met en dialogue les formes issues des arts décoratifs, les architectures domestiques et des récits issus de différentes époques, en interrogeant la manière dont les objets, les gestes et les imaginaires féminins traversent le temps. Elle s’inscrit également dans des dynamiques collectives et pédagogiques à travers des projets autogérés et des ateliers menés avec différents publics.

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Festival Marcel Longchamp 2026

Culture : Festival Marcel Longchamp