La loi PML (Paris, Marseille, Lyon) date de décembre 1982, à l’initiative de Gaston Deferre alors Maire de Marseille et Ministre de l’Intérieur. Elle est à l’origine de la création d’un régime spécial pour les élections municipales dans les trois plus grandes villes de France : dès 1983, les administrés ne votaient plus pour une liste de conseillers municipaux comme dans les autres communes, mais pour une liste de conseillers d’arrondissements ou de secteurs, dont certains siégeaient ensuite au Conseil municipal et élisaient le ou la Maire de la ville. Le but affiché était de rapprocher la démocratie des citoyen·nes, en créant une administration plus locale : la Mairie de secteur. À Marseille, la loi PML en a créé huit, chacune regroupant deux arrondissements. Les 4e et 5e arrondissements constituent le 3e secteur.
En revanche, comme dans la plupart des communes en France, le vote continuait à fonctionner avec une “prime majoritaire de 50 %”. Selon cette règle, la liste qui obtient la majorité des voix se voit attribuer 50 % des sièges, tandis que les 50 % restants sont distribués proportionnellement aux résultats de chaque liste ayant obtenu au moins 5 % des voix – y compris la liste gagnante. Concrètement, cela signifie qu’une liste qui obtient la majorité gagne au moins trois quarts des sièges.
Cette loi PML a été réformée durant l’été 2025. Désormais, vous pourrez choisir les élus de votre Mairie de secteur, mais aussi ceux de la Mairie de Marseille ou Mairie centrale. Les 15 et 22 mars 2026, vous ferez ainsi face à deux urnes : dans la première, vous voterez pour une liste candidate à la Mairie centrale, et dans la seconde, vous voterez pour une liste candidate à la Mairie de secteur.
Pour l’élection du conseil municipal (qui siège à la Mairie centrale), la prime majoritaire descendra à 25 % : autrement dit, une plus grande partie des sièges sera distribuée de manière proportionnelle. Le nombre de conseillers municipaux passe aussi de 101 à 111. Côté mairies de secteur, le nombre de conseillers est fixé par la loi : dans notre secteur, il y en a 33. Les listes présentées seront complètement indépendantes de celles qui briguent la Mairie centrale : les candidats pourront se présenter aux deux élections, mais ce ne sera pas une obligation. Pour le conseil de secteur, la prime majoritaire de 50 % restera.
Concernant la métropole, la loi PML aligne aussi le fonctionnement de la cité phocéenne sur celui de toutes les communes de plus de 1000 habitants : sur la liste municipale, les candidats fléchés pour siéger au Conseil métropolitain seront indiqués, et ils seront désignés proportionnellement au vote des Marseillais. La répartition des 101 élus marseillais à la métropole sera donc comparable à celle du Conseil municipal.